In the Blue Box

16 décembre 2009

Tourbillons de cadeaux de noël, de boulot et de grèves...
Le temps me manque... mais i'll be back...one day...

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18 novembre 2009

The surrogates (Clones)

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Réalisateur: Jonathan Mostow
Avec: Bruce Willis, Radha Mitchell
Genre: SF, Thriller
Sortie: 28 Octobre 2009
Nationalité: Américain


L'histoire:

Dans un futur proche les humains vivent à travers leurs clones. Ceci semble être la solution pour éviter le crime jusqu'au jour où un meurtre est commis.

La critique:

J'ai été agréablement surprise par le film et la prestation de Bruce Willis qui pour une fois ne joue pas seulement les gros bras beau gosse, mais laisse entrevoir une certaine fragilité. Au début, on nous présente un Bruce tout beau, tout propre, au teint lisse, à la mise en pli parfaite... un clone. Les effets spéciaux sont vraiment très bons car l'on voit l'acteur avec une dizaine d'années en moins. Quand on rencontre l'humain, on est face à un homme d'âge mûr, marqué par la vie et qui ne ressemble pas du tout à Ken! J'ai trouvé intéressant le parallèle entre ces deux versions d'une même personne, entre ce que l'on veut être et ce que l'on est. Un clin d'oeil à la société de maintenant et la recherche de la perfection, de la Beauté et qui entraîne donc une certaine déshumanisation.

Malgré le côté thriller, le film tente de faire passer un message. L'ouverture sous forme de documentaire avec des mises en garde sur les dangers de la modernité et de l'oubli de soi dans une perfection illusoire est fort sympatique, assez surprenant pour un film de ce genre. Mais contrairement à District 9, ici les questions sont posées puis oubliées, sans être exploitées. C'est dommage car le film aurait pu avoir une dimension beaucoup plus intéressante et engagée.

L'histoire est bien mené et je ne me suis pas ennuyée avec les nombreux rebondissements. Le format d'une heure et demie est très bien, plus long et l'on pourrait ne pas marcher. Le format permet au film d'être efficace, d'aller droit au but et de se concentrer sur l'intrigue sans trop divaguer. Le film est donc une agréable surprise qui permet de passer un bon moment, mais reste quand même assez classique notamment avec une fin très hollywoodienne et sans grande surprise.

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13 novembre 2009

The box

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Réalisateur:
Richard Kelly
Avec: Cameron Diaz, James Marsden
Genre: Thriller, SF
Sortie: 4 Novembre 2009
Nationalité: Américain


L'histoire:

Une boîte mystérieuse est déposée devant la maison de Norma et Arthur, accompagnée d'une note "Monsieur Steward passera vous voir à 17h". Celui-ci passe pour leur expliquer les "règles du jeu" et leur donne 24h pour se décider.


La critique:

The Box est inspiré du livre "Button, Button" de Richard Matheson,une nouvelle de 8 pages, et c'est peut être pour ça que le film est beaucoup moins sombre que Donnie Darko et un peu moins compliqué à suivre. Cependant, tout n'est pas si simple et le long-métrage regorge de petit détail qui ne font pas toujours sens au premier coup d'oeil, on voit quelque chose et l'on sait que l'on a saisi qu'une partie. C'est le genre d'oeuvre que l'on a envie de revoir pour être sur d'avoir bien compris (même si l'histoire en elle-même est assez simple). Il y a une atmosphère un peu lynchienne entre autre dans le mélange du réel et du fantastique et dans le personnage de Steward qui est très énigmatique et a une présence étouffante qui me rappelle un des personnages de Lost Highway.

Le jeu des acteurs est sans fausse note, Cameron Diaz m'a encore surpris dans ce rôle et prouve qu'elle a des dons d'actrices insoupçonnées jusque là. Frank Langella, l'interprète de Steward est impressionnant et arrive à mettre mal à l'aise le spectateur, et pas seulement à cause de son physique quelque peu repoussant, mais aussi par sa présence et son comportement; d'une froideur implacable, il fait froid dans le dos.

J'ai aussi beaucoup aimé la façon dont l'histoire est construite, tout le film ne repose pas sur "appuieras ou n'appuieras pas?" mais sur les conséquences d'un tel acte. J'avais un peu peur que le film ne tourne qu'autour de cette question et de devoir passer deux heures à voir les personnages confronter à ce dilemme. Richard Kelly est beaucoup plus fin que cela et nous montre ce qui se passe ensuite, délivrant à l'occasion un message sur l'espèce humaine et ce que les hommes sont près ou non à faire pour de l'argent (1 million de dollars tout de même!). Et le spectateur est lui même amené à se poser la question. Ce qui est d'autant plus déroutant, c'est les circonstances dans laquelle se déroule la proposition faite au couple car en effet, comment une boîte pourrait-elle tuer quelqu'un? Le fait que le contexte soit fantastique change la façon de voir les choses. Le discours sur l'importance de nos choix est traité avec subtilité, même si il peut paraître un peu trop moralisateur pour certains.

Je recommande vivement ce film (si l'on aime un minimum le fantastique) car j'ai vraiment passé un très bon moment et je n'ai pas vu le temps passé. J'ai été tenue en haleine pendant les deux heures et complètement aspirée dans l'histoire! Une intrigue cauchemardesque qui vous trotte dans la tête même quand le film est fini!

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09 novembre 2009

Away we go

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Réalisateur: Sam Mendes
Avec: John Krasinki, Maya Rudolph, Maggie Gyllenhaal
Genre: Dramédie, indie
Sortie: 4 Novembre 2009
Nationalités: Américaine, Britannique


L'histoire:

Burt et Verona, de futurs parents un brin hippie, décident de rendre visite à leurs amis et leur famille afin de trouver un petit coin de paradis où s'installer.

La critique:

Après American Beauty et Les noces rebelles (Revolutionary road), Sam Mendes filme le couple sous un nouvel angle. Dans le premier film il a exploré la relation entre un homme d'âge mûr et une jeune fille et dans le deuxième, les problèmes conjugaux d'un couple des années 50...

Dans ce nouveau film, on nous offre la vision de l'Amour (avec un grand A!!). La relations des deux protagonistes est vraiment touchante et l'alchimie repose sur une grande tendresse que le spectateur ressent. Les personnages ne sont pas trop stéréotypés, un peu hippies sur les bords, à des années lumières de ce que l'on voit maintenant. Cependant, ils semblent tellement parfaits qu'on a du mal à avoir un "effet de réel" et ils paraissent en décalage énorme avec les autres personnages qui eux pour le coup sont très stéréotypés! L'histoire se concentre essentiellement sur leur vécu, leur ressenti, leurs appréhensions... une tranche de vie rythmée par la recherche de la maison parfaite. Il ne se passe pas beaucoup de choses, mais le film est drôle et certains personnages sont vraiment déjantés (dont Maggie Gyllenhaal qui est à mourir de rire).

La musique joue aussi une part importante dans le film et elle est vraiment chouette!! Réalisée par Alexi Murdoch, elle me fait penser au rythme de Eddie Vedder dans Into the wild ou encore la bande originale de Juno... La musique aide à nous transporter dans cet univers et rythme leur "roadtrip". J'ai l'impression que beaucoup de film indies sont reconnaissables grâce à leur musique et à chaque fois, les deux vont de paires, la musique étant comme un écho des dialogues.

A part quelques petites longeurs, on ne voit pas le temps passé et le film est réussi. Divisé en scennettes, il nous montre différent types de parents et propose une "vague" réflexion sur la maternité et ce que c'est que d'avoir une progéniture... Le débat n'est pas très poussé et souvent il y a des arguments déjà entendus, mais la mise en scène fait passer cela au deuxième plan et nous offre un très agréable moment.

Facts:
Fidels à leur tradition, les Québecois ont renommé le film (oui ils ont osé!) Ailleurs nous irons... Pas top!!

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03 novembre 2009

Whiteout

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Réalisateur: Dominic Sena
Avec: Kate Beckinsale, Gabriel Macht
Genre: Thriller
Sortie: 21 Octobre 2009
Nationalité: Américain


L'histoire:

Carrie Stetko, représentante de la loi américaine dans une base de recherche en Antarctique doit enquêter sur la mort étrange d'un homme retrouvé sur la glace, loin de tout.


La critique:

Si l'on s'attend à une réécriture du genre, à un renouveau, à être surpris, autant s'arrêter tout de suite. Le réalisateur nous livre un thriller d'une banalité affligeante avec des phrases inédites, jamais entendues auparavant, telles que: "on est coincé... et personne ne sait qu'on est ici!". Mieux encore, un réalisme fou, en plein antarctique, avec une température avoisinant les -50°, l'héroïne se balade avec son super manteau chaud et en dessous elle n'a qu'un pull et un t-shirt...mais bon faut bien comprendre que c'est plus sexy quand elle se déshabille si elle n'enlève que deux épaisseurs, sinon ça la rendrait beaucoup plus banale!! Vous vous dîtes peut-être que je cherche la petite bête, mais non même si on suit le film on ne peut s'empêcher de remarquer ses détails qui sautent aux yeux... on est parfois à la limite de la parodie!

Même le jeu des acteurs est peu convaincant, les dialogues sonnent faux et l'on a du mal à croire qu'ils se sentent menacés par quoi que ce soit. Le scénario est assez basique dans son histoire et dans sa mise en scène, dans la lignée des "whodunnit" où l'on essaye de trouver le tueur. Il faut tout de même reconnaitre qu'on nous mène en bateau pendant un bon bout de temps et que c'est assez efficace. Les protagonistes deviennent des suspects potentiels chacun leur tour et il y a donc un certain mystère qui nous tient un petit peu en haleine mais le manque d'originalité est tellement agaçant, qu'on en perd de vue l'intrigue...

Les seuls points positifs sont les paysages qui nous sont montrés avec des prises de vue de très belle qualité qui nous rappelle où se passe l'action (on aurait tendance à oublier...) et l'entrelacement du passé de Carrie avec l'intrigue. Le réalisateur s'amuse à opposer la chaleur de Miami, à la froideur de l'Antarctique, reliant les deux au thème de la trahison et de l'angoisse. Il faut aussi avouer que la scène de la tempête (le whiteout) est assez bluffante même si avec toute cette neige on a du mal à suivre ce qui se passe...

Ceci étant dit, le film plaira aux spectateurs qui recherchent juste un thriller traditionnel et à passer le temps. Pour ma part, à l'avenir j'éviterai de choisir un film en fonction de son horaire...

 

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25 octobre 2009

Once

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Réalisateur: John Carney
Avec: Glen Hansard, Marketa Irglova
Genre: Musical, (Drame)
Sortie: 2006
Nationalité: Irlandais


L'histoire:

La rencontre de deux passionnés de musique dans les rues de Dublin. Deux personnes un peu perdues qui redonnent un sens à leur vie.


La critique:

Film indépendant, il ne s'agit ni d'une histoire d'amour conventionnelle, ni d'une publicité pour le groupe. Pendant une heure et demie, on nous offre la rencontre de ces deux individus qui apprennent à se connaitre par la musique, une tranche de vie qui ne sert aucun but précis si ce n'est celui de partager une passion.  Il est agréable de voir une oeuvre avec peu de dialogues et où une grande partie des émotions et des non-dits passent par la musique. C'est en jouant, en faisant découvrir à l'autre ses compositions que le gars et la fille rentrent en contact. L'alchimie est certaine et on pourrait s'attendre à une histoire d'amour mais ce n'est pas le but recherché car la musique est au premier plan. Il ne se passe pas grand chose, c'est assez contemplatif, mais on se laisse facilement emporté dans leur univers. Le film est un moment de poésie intemporel.
D'autre part, pour ceux qui sont allés à Dublin, il est fort agréable de revoir les rues que tous les touristes arpentent mais sous une lumière plus intimiste, comme si on nous montrer une nouvelle facette de la ville.

Le seul "mais" que je pourrais trouver est le fait qu'il n'y est pas beaucoup de chansons et donc elles repassent en boucle. Mais comme elles sont vraiment chouettes, ce n'est vraiment pas très important! Et cela nous entraine davantage dans l'histoire, nous coupant pour un instant de tout le reste; connaissant l'air, on a l'impression de partager quelque chose avec les personnages.

Même si vous ne voyez pas le film, je vous conseille d'aller écouter le groupe!!
http://www.myspace.com/oncethemovie

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18 octobre 2009

Brandi Carlile

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La semaine dernière, Brandi Carlile a sorti son 3e album, intitulé "Give up the ghost". Elle est peu connue en France et c'est bien dommage car sa musique est vraiment originale et rafraichissante... en première position de mon top 10 sans hésitation. Il est difficile de classer sa musique dans une seule catégorie car elle s'inspire de différents styles. Le plus simple serait de dire qu'il s'agit de musique indé avec des orientations rock, folk, country et pop...

Le groupe se compose de la chanteuse Brandi Carlile, des frères jumeaux Hanseroth, de joshua Neumann le violoncelliste et de Matt chamberlain le batteur. Le tout forme un ensemble assez magique et on est facilement transporté dans leur univers. Il y en a pour tous les goûts en matière de rythme car il y a des ballades et des chansons un peu plus "dynamiques"... La chanson la plus connue est "the story" du deuxième album du même titre, que vous avez peut être entendu dans Grey's Anatomy.

Les deux anciens albums sont géniallisimes, mais le dernier est encore mieux, car le groupe ne fait que s'améliorer et essayer de se surpasser. La plupart des chansons ont été écrites sur la route, pendant leurs tournées et ont été jouées en live avant d'être enregistrées. D'autre part, il faut savoir que l'album bénéficie de la participation d'une des chanteuses du groupe "Indigo girls" et de monsieur Elton John (Caroline). L'album est un mélange de voix puissantes et envoutantes, de textes bien écrits et d'instru superbe.
Je ne serais jamais objective concernant ce groupe car j'aime toutes les chansons et je suis une fan de la première heure! Je vous conseille juste d'écouter et de vous laisser transporter...

et pour vous donner une idée, allez visiter son myspace:
http://www.myspace.com/brandicarlileband

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13 octobre 2009

Thirst, ceci est mon sang

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Réalisateur: Park Chan-Wook
Genre: Drame, thriller
Sortie: 30 septembre 2009


L'histoire:


Sang-hyun, jeune prêtre coréen se porte volontaire pour tester un vaccin expérimental. Succombant à la maladie, il revient à la vie grâce à une transfusion sanguine d'origine inconnue. De retour en Corée, il se rend compte qu'il a des besoins similaires à ceux d'un vampire.

La critique:

Le réalisateur voulait explorer le thème du vampire tout en se dégageant (un peu) de la vision traditionnelle car hormis le fait que le buveur de sang du film n'as pas de crocs, ses autres caractéristiques sont "normales". Cependant, le film ne s'inscrit pas totalement dans la lignée des films du genre et pourraient décevoir ceux qui s'attendent à voir un remake coréen de Dracula ou pire, de Twilight. Le mythe du vampire n'est qu'une facette du film et même si cela prend une place importante dans la première partie, l'histoire est davantage focalisée sur la passion sur fond de religion, le bien et le mal, la damnation. Le prêtre, de par sa transformation est confronté à la tentation et est poussé à avoir un autre regard sur sa religion et ce en quoi il croit.

La première partie du film est très réussie et maintient l'attention du spectateur sans vraiment lui laisser le temps de souffler car les actions s'enchainent assez rapidement. La deuxième partie est beaucoup plus sombre, avec des longeurs et il est parfois difficile de suivre. Le réalisateur approfondit les thèmes développé précedement et donne plus d'importance à ce qui paraissait secondaire au début. Cependant cette partie fourmille de détails et des fois on a du mal à voir l'intérêt de certaines scènes et en quoi elles sont censées servir l'histoire.

Pour les âmes sensibles, mieux vaut être prévenu, le film s'inscrit dans la tradition du gore asiatique et même si cela est limité, il y a quand même plusieurs scènes peu ragoutantes, avec usage intensif de sang et de bruitages sympathiques...

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07 octobre 2009

District 9



Réalisateur: Neill Blomkamp
Avec: Sharlto Copley, David James...
Genre: Science fiction
Sortie: 16 Septembre 2009


L'histoire:

Un vaisseau extraterrestre "s'échoue" au-dessus de Johannesburg. Quand les hommes passent à l'attaque et découvrent des centaines de créatures mourrantes, ne sachant quoi en faire, ils les entassent dans un camps de réfugié. 28 ans plus tard, alors que le MNU (Multi-National United) décide de transférer les aliens dans un autre camp, les tensions se font de plus en plus fortes. Wikus van der Merwe, à la tête de l'opération, contracte un virus inconnu qui modifie son ADN.

La critique:

Il y a eu pas mal de publicité autour de ce film mais le mystère reste entier car il est difficile de savoir à quoi s'attendre, en tout cas il ne faut pas trop se fier à la bande-annonce qui nous mène sur une fausse piste: un film humains vs aliens. Il s'agit de bien plus que ça. Une réécriture du genre fort agréable qui joue aussi sur la corde sensible et pas seulement sur l'artillerie lourde! Pour une fois l'action ne se passait pas aux usa avec fbi, cia et toute la cavalerie...
District 9 est un petit bijou où les "crevettes" (nom donné aux extraterrestres) nous semblent plus humains que les hommes. Tourné comme un documentaire, le début nous projette directement dans une atmosphère assez réaliste où peur, excitation et fascination se mêlent. Les émotions sont à fleur de peau dès les premières minutes et la compassion pour ces créatures est omniprésente, impossible de ne pas se sentir concerner par leur malheur. Leur physique est certes peu attirant mais le réalisateur a su leur donné une humanité de par leur façon de bouger, leur souffrance mais aussi leurs yeux (le reflet de l'âme comme on dit...).

Ce qui caractérise le film, c'est l'incertitude et la peur de l'inconnu, la réaction des hommes face à ce qu'ils ne connaissent pas et ce qu'ils ne comprennent pas. Les comportements inhumains nous renvoient à notre société et aux comportements des gens, des dirigeants. Difficile de se sentir proche de ces êtres seulement intéressés par la violence, les jeux de pouvoir, la domination, l'argent, la gloire... Blomkamp fait de son film une métaphore de l'histoire et de ses périodes les moins reluisantes dominées par la cruauté des hommes et il est difficile de ne pas voir des similarités avec l'apartheid, les camps de concentration etc.
Une lueur d'espoir pointe son nez avec l'anti-héros qui est à la tête de la mission "expulsion des aliens", il apprendra par la manière forte ce que c'est qu'être humain. L'acteur est génial, avec un accent à couper au couteau (merci les sous-titres) qui donne un côté comique au personnage, il incarne à merveille "le boulet", et l'on ne peut s'empêcher de se demander ce qu'il fait là. Tout au long du film, son personnage grandit, et pas une seule fausse note ne vient gâcher son jeu. Il est le symbole de la race humaine qui s'est fourvoyée et où les autres ne sont plus que des chiffres, transformés en objets, chaire à canon, sans identité. Ironiquement les extraterrestres sont plus humains que les hommes. Et c'est à travers "l'amitié" avec une crevette que Wikus va (re)découvrir ce qu'il est.

Le seul bémol au film pour les âme sensibles serait la violence . Car que ce soit au niveau des bruitages ou des images (bien sanglantes), il y a de quoi faire. Cependant, elle n'est pas gratuite et sert le film. Etrangement, ce n'est pas cette violence là qui m'a le plus dérangée, mais plutôt ce qu'on inflige aux crevettes: une nouvelle identité imposée par la force avec des noms d'humains, le mépris et la haine témoignés à maintes reprises, le rejet...

Je recommande vivement le film parce qu'il nous invite à réfléchir à plusieurs questions universelles et importantes, parce qu'on a le souffle coupé du début à la fin et qu'on est scotché au siège avec le coeur qui bat la chamade, parce que c'est quand même une belle histoire...

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My sister's keeper (Ma vie pour la tienne)



Réalisateur: Nick Cassavetes
Avec: Abigail Breslin, Cameron Diaz...
Genre: Drame
Sortie: 9 Septembre 2009


L'histoire:

Anna Fitzgerald pense avoir été conçue dans le seul but d'aider sa sœur Kate qui est atteinte d'un cancer. A 11 ans, elle attaque ses parents en justice pour demander son émancipation médicale et avoir le droit de disposer librement de son corps. La famille éclate.


La critique:

L'interprétation des acteurs est juste et touchante, la petite Bo de Signes a bien grandit et est très convaincante dans le rôle de Anna. Mention spéciale aussi à Cameron Diaz qui passe de la comédie au drame et n'en est que plus convaincante. A l'opposé de ses rôles habituels, celui-ci lui va à merveille et montre enfin son potentiel d'actrice. Leur jeu est ce qui sauve le film de la catastrophe.
Même si au début on pourrait s'attendre à une sorte d'autobiographie d'Anna, le film repose beaucoup sur la multiplicité des voix narratives. Les personnages parlent chacun leur tour et témoignent de leur ressenti et de comment ils ont vécu/vivent la maladie de Kate. Ceci permet de souligner l'importance du drame qui ne touche pas une seule personne mais tout son entourage.
D'autre part, présent et passé s'entrelacent (rendant parfois la trame chronologique un peu confuse) évitant ainsi au film une composition binaire avant/après et soulignant davantage l'état d'esprit de chacun et justifiant leurs réactions face à la décision d'Anna.
Les thèmes abordés sont intéressants et d'actualité, le spectateur ne peut s'empêcher de se sentir concernés par le drame de cette famille cependant il n'est pas du tout invité à y réfléchir, seulement à observer.

Le spectateur n'a pas sa place dans le film, il reste extérieur à l'histoire, on lui demande seulement de compatir et d'observer. Comme si l'histoire ne suffisait pas à créer une atmosphère dramatique, on nous gave de musique qui influence nos émotions et nous force à entrer dans le pathos. Les chansons elle-même sont remixées pour servir ce but, comme par exemple Girls just wanna have fun version "déprime totale". Aucune place n'est laissée aux moments heureux qui seraient pourtant une alternative agréable à l'atmosphère déjà tragique du film. Certes, les images montrent de la joie mais la musique transforme cela en nostalgie. Le spectateur ne peut que se sentir étouffé par la musique et manipulé. Tout le film semble baigné dans le "too much".
Même la fin (à rallonge) n'échappe pas à la règle. Plutôt que de laisser un peu de place à l'imagination et de clôre l'histoire, on a le droit à une double conclusion qui agace plutôt qu'elle ne clôt le film.
A vouloir trop en faire, le réalisateur transforme une histoire avec beaucoup de potentiel en un film médiocre dont le but premier est de faire pleurer dans les chaumières.

Facts:
- adaptation du livre de jodi picoult.
- apparition de Emily Deschanel (Bones)
- l'interprète de Kate joue dans Medium
- Les sœurs Fanning auraient du faire le film, mais Dakota a refusé quand elle a su qu'elle devait se raser la tête pour le rôle

Posté par bluebox à 19:14 - - Commentaires [2]
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